Île de Pâques : Mo’ai & Rapa Nui


4 Février 2014 : l’île de Pâques

Après un voyage en avion de nuit avec un décollage à 3h du matin, j’arrive un peu déglingué, mais super heureux, sur l’une des destinations que j’attendais le plus de mon Tour du Monde, l’un des points les plus isolés sur terre, juste un petit rocher perdu au milieu de l’Océan Pacifique : l’Île de Pâques !!

TDM - Île de Pâques

Je ne fais pas grand chose ce premier jour, je vais planter ma tente au seul camping de l’île, ou je rencontre plein de voyageurs intéressants! Marlène l’Allemande, une Hongkongaise et une Taiwanaise, Jason « El Gringo Vickingo » : un imposant Américain de près de 2m, presque aussi large que haut, barbu, tatoué, un vrai loup de mer qui vit sur son catamaran et.. d’une gentillesse incroyable! etc. Ce camping est le repère de tous les voyageurs un peu « roots » et souvent « au long cours » de l’Île de Pâques. Je discute, et je récolte les bons tuyaux des gens qui sont arrivés quelques jours auparavant: c’est le meilleur des guides touristiques !

Finalement, en fin d’aprem, je me motive pour bouger un peu, et je vais visiter Hanga Roa: l’unique village de l’Île de Pâques!

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Le village est posée là, entre l’immense Océan Pacifique à l’ouest, le gigantesque cratère d’un volcan au sud, de sombres falaises rocailleuses au nord, et de grandes steppes vides partout ailleurs sur l’île : mais c’est trop trop bien ! J’adore !!!

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C’est là que je vois mes premiers Mo’ai (ou Moaï, ou Mohai… ‘fin, les grosses statues qui claquent quoi !)

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Je suis trop content de les voir enfin en chair en et os.. enfin.. « en pierre et en lichen », plutôt !

Au retour au camping, je rencontre Yves: un français d’une soixantaine d’années. Ancien prof d’art plastiques, mais gros voyageur, plusieurs fois tour-du-mondiste. Il me fille plein de tuyaux hyper détaillés pour la suite de mon voyage ici et en Amérique Latine. Mieux que le Lonely Planet, c’est le Lonely Yves.

Le lendemain, c’est la grasse mat de dingue : mine de rien, en voyageant principalement petit à petit par voie terrestre, c’est la première fois depuis le début du voyage que je me prend 5h de décalage horaire, j’étais pas prêt! En plus, j’avais planté la tente juste à coté du coin « salon » du camping.. Comment j’ai dû gaver tout le monde à ronfler pendant leur petit dej’..!

Pour continuer dans la léthargie, à midi je me fais un petit restau, la vue sur le Pacifique : il se refuse rien le gars !

Puis après, pour digérer, je monte à pied au sommet du cratère du volcan Rano Kau, situé juste au sud du village. Mais comment c’est magnifique ! Le bleu de l’eau au fond du cratère est vraiment particulier, et une petite brèche s’ouvre sur le Pacifique !

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Aller, on prend la pause, ça fera une photo de profil de dingue.

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Puis je continue à flanc du cratère pour aller visiter Orongo : c’est un vieux village en ruine, et apparemment c’était aussi un centre cérémoniel. Bon là, c’était sympa, mais sans plus. Puis je redescend.

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A la base, je voulais louer un scooter pour visiter l’Île de Pâques, comme j’avais fait en Asie du Sud-Est, mais ça ne marche pas comme ça ici, c’est plus strict, il faut le permis moto.. Pas grave, en soirée, je loue donc un vélo pour 5 jours. Ça sera plus sportif. Puis je m’aperçois qu’il y a un très beau coucher de soleil, donc j’essaye de rejoindre les Mo’ai de l’autre coté du village, mais j’arrive un peu trop tard. Je passe quand même un moment tranquilou dans l’herbe, puis je rentre. Avant d’aller me coucher, je m’aperçois que j’ai une petite piqûre au niveau du petit-doigt de la main droite.. Assez douloureux, mais boah, ça va passer!……. 🙂

Aujourd’hui, je me lève tôt : une grosse journée en perspective! Au réveil, j’apprends qu’en fait, les 10 premiers jours de Février, c’est LE grand festival annuel de l’Île de Pâques : le festival Tapati. En fait, tout le monde était venu sur cette période pour profiter des festivités, je suis le seul débile à ne pas être au courant ! J’enfourche donc le vélo en direction du Sud-Est. Près de la côte, dans le contexte de ce festival, une course de chevaux est organisée. Les jeunes rivalisent de vitesse sur des montures sans selle. (aïe le souvenir douloureux de la Mongolie..!)

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La course a l’air d’être organisée par un véritable Cow-boy Latino, ou Gaucho plutôt, d’une dégaine phénoménale!

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Puis je continue sur la côte Sud-Est, il y a plein de groupes de Mo’ia tout le long de la côte. La plupart sont couchés, peut être emportés par une grosse vague dans des temps lointains.

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D’autres sont restés debout. Certains sont gigantesques, d’autres tout petits, pratiquement taille humaine!

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Je continue à suivre la côte, petit à petit j’arrive quasiment de l’autre côté de l’Île de Pâques! Le littoral rocailleux est toujours aussi magnifique.

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La mer est d’un bleu incroyable, qui contraste énormément avec le vert jaunis au dessus des falaises.

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Puis j’arrive enfin à la fameuse « carrière de Mo’ai ». C’est l’endroit de l’île où tous, les Mo’ai ont été sculptés. Ils étaient sculptés directement dans la falaise de cette montagne, puis déplacés aux quatre coins de l’île de Pâques : incroyable !

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Et franchement, c’était époustouflant!!

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Encore un fois, « j’y suis », quoi !!! Trop heureux !

Certains sont encore dans la roche, pas encore terminés.

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D’autres sont à moitié ensevelis par le temps.

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C’est totalement fou, je suis trop content d’être ici, et de voir ça de mes yeux!

Avec un énorme sourire sur mon visage, je continue ma visite, jusqu’au 2ème énorme cratère de l’île, créé par le volcan Rano Raraku. C’est juste à côté, au Nord de la carrière.

Je ne sais pas comment je n’ai pas réalisé ça plut tôt, mais je me rend compte qu’en fait, il n’y a absolument aucune rivière sur l’Île de Pâques, ni même un petit ruisseau. Du coup, la minuscule quantité d’eau de pluie au fond des 2 cratères de l’île devait constituer l’unique source d’eau potable des anciens habitants ! Quelle claque !

Je finis ma visite en allant voir Ahu Tongariki les fameux 15 Mo’ai : l’un des sites les plus emblématiques de l’Île de Pâques, juste un peu plus loin en longeant la côte.

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Je ne m’habitue pas : ils sont toujours aussi impressionnants! Surtout ceux là sont gigantesques!

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Alors, en s’amusant avec les perspectives, et en montant sur une bute, j’ai rapidement fait LA photo que tout le monde prend lorsqu’il visite l’île de Pâques… Par contre, c’était déjà la fin de l’après-midi, donc… c’était un magnifique contre-jour…

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J’aurais aimé rester un peu plus, car comme c’était la fin de l’après midi, tous les visiteurs étaient déjà partis, et j’étais donc tout seul sur cet incroyable site historique. Mais comme on peut le distinguer un peu sur les photos, la météo a rapidement changé, et d’énormes nuages très sombres sont arrivés tout à coup. Ça rendait ce site encore plus impressionnant, mais.. ouais, faut y aller quand même… Car je commence à entendre le tonnerre…!

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Donc je rappelle vite fait ma situation : J’étais à l’extrême Est de l’île de Pâques, et je devais rentrer m’abriter au camping situé à l’extrême Ouest de l’île, sachant qu’il n’y a absolument aucun abri sur la route, et avec un vieux VTT de location, soit 1h30 à 2h de vélo en allant à toute berzingue sans s’arrêter, et avec un énorme orage aux trousses.

Ok, chaud! J’enfourche le vélo, et je démarre comme un taré !

J’ai tout juste le temps de faire 1 tour de pédale, que c’est déjà la saucée monstrueuse.. Et merde ! Je pose le pied à terre pour emballer l’appareil photo et le portefeuille dans un ziplock, et c’est un orage de dingue qui me tombe dessus (NB, conseil de voyageur : TOUJOURS voyager avec un ziplock! toujours! on sait jamais quand on va en avoir besoin.. pareil pour le PQ d’ailleurs.. mais je m’égare!). Cet orage, un truc de fou, j’ai rarement vu ça : on peut à peine voir à 2 ou 3 mètres devant tellement il y a de la flotte. Mais je suis au milieu de rien, personne en vue, aucune voiture, le tonnerre et les éclairs partout : il faut continuer sans lâcher ! Je commence à avoir un peu peur de me prendre la foudre, avec un vélo métallique, en plein orage, dans une plaine déserte…

Au bout de 5 minutes je suis déjà trempé jusqu’aux os, et couvert de boue de la tête aux pieds. Le vent froid commence à s’y mettre, lui aussi… Mais vu comment je pédale jusqu’à recracher mes poumons, je ne sens le froid qu’aux bout des doigts, en fait !

Au bout d’une bonne demi-heure dans ces conditions, et au plus fort de la tempête, je vois une providentielle voiture qui va me doubler ! Sans même réfléchir, je dégaine le pouce pour faire du stop ! … et… la voiture ne s’arrête pas… Noooooooon! Mais bordel ! En même temps je comprends: le conducteur il a vu un taré en teeshirt avec un vélo sur le bord de la route, avec une gueule pas possible, trempé, et couvert de boue.. J’ai dû lui faire peur, le pauvre.. et puis le vélo ne serait jamais rentré dans la voiture.. Mais bon, pendant 1 ou 2 secondes, j’ai eu espoir.. Je dois donc continuer, pas le choix!

Finalement, j’arrive enfin au village, sans voir personne d’autre sur la route, et heureusement sans prendre la foudre. Et évidemment.. l’orage s’arrête 5 minutes avant mon arrivée au camping… Évidemment! Quand je rentre au camping, Yves hallucine, il ne pensait pas qu’il y ait quelqu’un assez fou pour être dehors par ce temps… Je file m’essorer, et prendre une bonne douche chaude aussi ! Le soir, Yves me dit que les orages comme ça sont extrêmement rares à cette époque de l’année.. ouais, ouais, la chance quoi..

Le lendemain, je ne fais pas grand chose, je me remets de mes émotions, et la piqûre à mon doigt a salement empiré.. Je tiens le coup, mais c’est très douloureux. Je discute avec les uns et les autres au camping, notamment Alejandra la Chilienne, et on fait plus amples connaissances avec Jason : le Californien El Gringo Vikingo. En fin d’après-midi, avec Marlene l’Allemande, on va voir les 7 Mo’ai de Ahu Akivi pour le coucher de soleil. A noter : ils font partie des rares Mo’ai à « regarder » la mer plutôt que l’intérieur des terres… Un autre mystère autour de ces statues..

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Le lendemain, je pars me balader en direction de la caverne aux oiseaux peints : une fresque murale faite par les premiers habitants de l’île.

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Il faut passer par la côte pour y aller. Toujours aussi belle et impressionnante.

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Il y a de nombreuses piscines naturelles, et des trous dans les rochers forment des sortes de geysers avec les vagues qui déferlent en permanence sur la côte.

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A mon retour, dans un petit port à l’entrée du village, je vois une grosse tortue de mer en train de se reposer pépère sur le rivage !

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Je m’approche doucement, en faisant quelques photos, jusqu’à être très près d’elle!! Ça n’a pas l’air de la déranger, elle doit avoir l’habitude de voir des blaireaux de touristes s’approcher… Mais c’est génial !

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Pépère, elle fait bronzette sur le sable le bas ventre au frais dans la flotte !

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Je suis trop content, c’est la première fois que je vois une tortue de mer d’aussi près ! J’aurais aimé nager avec elle, mais bon, c’est déjà pas mal, faut pas abuser !

En fin d’aprem, je retourne en solo revoir les 7 Mo’ai de Ahu Akivi, mais en passant par la côte cette fois : chemin beaucoup plus long et beaucoup plus chaotique. Ça me permet de visiter 2 autres cavernes : les « Ventanas » et le « Trou de lave ». Puis je fais quelques autres clichés plus inspirés des Mo’ai.

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Et je fais le con avec l’œuf de Pâques aussi !! Challenge accepted !

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Le lendemain, réveil très douloureux… En seulement 4 jours, mon doigt a triplé de volume. Bon, je ne l’ai pas ménagé non plus, avec tout ça, mais bon.. Je suis arrivé à un point où je suis obligé de garder la main en hauteur, au niveau des épaules, sinon la simple pression du sang provoque une douleur insoutenable… Déjà avant-hier, et encore plus hier, j’ai hésité à y aller… mais ce matin, pas le choix : je dois aller visiter l’hôpital de l’Île de Pâques !

C’est un petit bâtiment, relativement propre. Je crois bien qu’il n’y a qu’un seul docteur, avec sa secrétaire médicale, et c’est tout ! Mais le gars parle anglais, la chance! Ouais je viens à peine d’arriver dans les pays hispanophones, je n’ai pas encore eu le temps de dérouiller mon espagnol, donc l’anglais est le bienvenu !

Le gars m’ausculte, et bilan : grosse infection..! Il ne sais pas trop ce qui a pu la provoquer, Il me dit qu’il n’y a qu’une seule espèce d’araignée venimeuse, et qu’elle est rare.. Mais peut être c’est juste une plante.. Bref, c’est quand même comme ça que commencent les gangrènes, donc bon… J’espère qu’il est bon le toubib.. Je le vois partir, puis revenir avec une énorme aiguille : genre cathéter fois 2. Ni une ni deux, j’ai eu l’impression qu’il m’empalait la main toute entière.. De retour 2000 ans en arrière, Jesús, je comprends ce que tu as ressenti!! Puis le mec m’explique qu’il faut vider tout ça, qu’il faut que j’appuie pour faire tout sortir… Je commence à appuyer, mais putain, ça fait un de ces mal, c’est insoutenable!! Déjà ce matin, le simple fait de laisser la main en bas la douleur était terrible… et là, il le demande de charcuter le bordel.

Et là le toubib, il commence à s’enfader, et il va passer toute la suite de la consultation à hurler. Faut imaginer le gars qui parle anglais avec le plus énorme accent espagnol du monde, en train de me gueuler dessus : « Come on, Harrderr, Prrress laik a maaaan, PRRESS LIKE A MAN!!« .

J’ai appuyé, et appuyé, et appuyé, accompagné des hurlements « PRRRRESS LAIKE A MAN!!!, chaque fois la douleur était plus atroce. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que du sang qui sorte… Après coup, ce mec et cette histoire je l’oublierai jamais, c’était comique au possible, mais sur le coup, je rigolais pas des masses..!

Il m’a ensuite donné des antibiotiques de cheval, et m’a demandé de repasser le lendemain pour… refaire la même chose, bien sûr! Sacré expérience..

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De retour au camping, je rencontre 3 français : Jérémy, Anne-Claire, et Adélaïde qui m’indiquent qu’aujourd’hui, toujours dans le cadre du festival Tapati, de grosses festivités se déroulent au milieu de l’île. Je vais donc avec eux pour voir ça.

Je n’ai pas regretté, c’était super marrant, original et intéressant ! Après la course de chevaux, cette fois, les jeunes s’affrontaient sur 2 épreuves sportives. Et cette fois, ils arboraient la tenue traditionnelle des premiers habitants de l’Île de Pâques (mais quand même avec des lunettes de soleil, faut pas déconner..)

Le première épreuve est le lancer de javelot.

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Et la deuxième épreuve, j’ai pas trop compris si le but c’est d’aller le plus loin, ou le plus vite, ou simplement survivre… Mais l’épreuve consiste à dévaler une pente raide sur des troncs de bananiers, à moitié à poil… voila.

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Je n’ai pas réussi à avoir plus d’explications.

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A la fin de la journée, on rentre en stop au village avant de savourer une bière bien méritée au pied de Mo’ai.

Le lendemain, je retourne voir mon meilleur pote: le toubib de l’Île de Paques… Après la séance de torture, je pensais peut être aller visiter la seule plage de l’île, complètement au Nord, mais mon doigt me déglingue tellement, que je ne peux pas bouger du camping. Les vibrations du vélo seraient insoutenables. Je discute tranquilou avec les uns et les autres. Tout le monde est sympa. Et le soir, avec d’autres personnes du camping, on bouge un peu, on passe par le port,

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puis dans les petites rues du village,

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puis on finit par assister au grand concert qui clôture la semaine de festivités Tapati.

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Une grande scène, de la musique, et cette fois, ce sont les jeunes femmes qui participent aux festivités, en costume traditionnel, en rivalisant sur la piste de danse.

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C’était une bonne ambiance, je me suis régalé.

Le lendemain, je prends l’avion pour Santiago du Chili. Sans l’avoir prévu, je subit la cohue due à la fin du festival Tapati. D’autant plus que l’avion a 9 heures de retard…!! Je parviens quand même à dormir environ 1 heure dans l’avion avant d’arriver à Santiago déglingué par la fatigue, et par mon doigt qui continue à me lancer.

En conclusion, malgré quelques péripéties, j’ai vraiment adoré l’Île de Pâques! La nature est incroyable, les Mo’ai très impressionnants, la chance de tomber sur un super festival, et j’ai pu faire beaucoup de super rencontres. Donc que du très positif !


La suite de l’aventure ici : Un peu de patience…

L’étape précédente : Tahiti : Doucement le matin…


Galerie de photos de l’Île de Pâques :

Vas y, clique pour les revoir en grand!

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